Quelques mots empreints de chaleur pour partager la peine et la douleur. Et quelques textes pleins de douceur pour réconforter l’âme et le cœur… Sincères condoléances 1
Quelques mots empreints de chaleur pour partager la peine et la douleur.  Et quelques textes pleins de douceur pour r  con...
Mourir, ce n’est pas finir… La mort, c’est cela ! J …c’est continuer autrement. Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit, c’est un immortel qui commence. La tombe est un berceau et le dernier soir de notre vie temporelle est le premier matin de notre éternité. e suis debout au bord de la plage. Un voilier passe dans la brise du matin et défile vers l’océan. Il est la beauté, il est la vie. Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon. Quelqu’un à mes côtés me dit : « Il est parti. La mort, ce n’est pas une chute dans le noir, c’est une montée dans la lumière. Quand on a la vie, ce ne peut être que pour toujours. La mort ne peut tuer ce qui ne meurt pas. Or, notre âme est immortelle et il n’y a qu’une chose qui puisse justifier la mort, c’est l’immortalité. – Parti vers où ? Mourir au fond, c’est peut-être aussi beau que naître. « Le soleil couchant n’est-il pas aussi beau que le soleil levant ? Un bateau qui arrive à bon port, n’est-ce pas un événement heureux ? » Et si naître n’est qu’une façon douloureuse d’accéder au bonheur de la vie, pourquoi mourir ne serait-il pas qu’une façon douloureuse de devenir heureux ? – Parti de mon regard, c’est tout ! « Son mât est toujours aussi haut. Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine. Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui. Et juste au moment où quelqu’un près de moi dit : “Il est parti !”, il y en a d’autres qui, le voyant poindre à l’horizon et venir vers eux, s’exclament avec joie : “Le voilà !”. C’est ça, la mort... » – Doris Lussier Ce que la chenille appelle la mort, le Maître lÊappelle un papillon. William Blake Car la vie et la mort sont un, de même que le fleuve et lÊocéan. La mort L a mort, c’est tout simplement le corps qui se débarrasse de son enveloppe, tel le papillon qui sort de son cocon. Pleurer... L La seule chose que vous perdez en est une dont vous n’avez plus besoin : votre corps. C’est comme enlever son manteau d’hiver à l’arrivée du printemps. e deuil non vécu refait inévitablement surface. Nous devrions donc dire : pleure et entre dans ta souffrance ! Facile de suggérer de passer à autre chose, mais lorsque la peine nous habite, nous aurons beau voyager à l’autre bout du monde ou nous étourdir par des activités, elle demeure là, en nous. Il faut explorer et exprimer sa peine pour s’en libérer. D’ailleurs, le fait de pleurer apaise et permet de laisser place à d’autres émotions. Les larmes retenues se multiplient et nous pouvons nous y noyer... – Elisabeth Kübler-Ross – Josée Jacques, Les saisons du deuil, p. 67 La mort, c’est l’acquisition d’un état de conscience supérieur, où vous continuez à percevoir, à comprendre, à rire, à grandir. 2 3
Mourir, ce n   est pas finir     La mort, c   est cela    J     c   est continuer autrement. Un   tre humain qui s     tei...
Mourir, ce n’est pas finir… La mort, c’est cela ! J …c’est continuer autrement. Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit, c’est un immortel qui commence. La tombe est un berceau et le dernier soir de notre vie temporelle est le premier matin de notre éternité. e suis debout au bord de la plage. Un voilier passe dans la brise du matin et défile vers l’océan. Il est la beauté, il est la vie. Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon. Quelqu’un à mes côtés me dit : « Il est parti. La mort, ce n’est pas une chute dans le noir, c’est une montée dans la lumière. Quand on a la vie, ce ne peut être que pour toujours. La mort ne peut tuer ce qui ne meurt pas. Or, notre âme est immortelle et il n’y a qu’une chose qui puisse justifier la mort, c’est l’immortalité. – Parti vers où ? Mourir au fond, c’est peut-être aussi beau que naître. « Le soleil couchant n’est-il pas aussi beau que le soleil levant ? Un bateau qui arrive à bon port, n’est-ce pas un événement heureux ? » Et si naître n’est qu’une façon douloureuse d’accéder au bonheur de la vie, pourquoi mourir ne serait-il pas qu’une façon douloureuse de devenir heureux ? – Parti de mon regard, c’est tout ! « Son mât est toujours aussi haut. Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine. Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui. Et juste au moment où quelqu’un près de moi dit : “Il est parti !”, il y en a d’autres qui, le voyant poindre à l’horizon et venir vers eux, s’exclament avec joie : “Le voilà !”. C’est ça, la mort... » – Doris Lussier Ce que la chenille appelle la mort, le Maître lÊappelle un papillon. William Blake Car la vie et la mort sont un, de même que le fleuve et lÊocéan. La mort L a mort, c’est tout simplement le corps qui se débarrasse de son enveloppe, tel le papillon qui sort de son cocon. Pleurer... L La seule chose que vous perdez en est une dont vous n’avez plus besoin : votre corps. C’est comme enlever son manteau d’hiver à l’arrivée du printemps. e deuil non vécu refait inévitablement surface. Nous devrions donc dire : pleure et entre dans ta souffrance ! Facile de suggérer de passer à autre chose, mais lorsque la peine nous habite, nous aurons beau voyager à l’autre bout du monde ou nous étourdir par des activités, elle demeure là, en nous. Il faut explorer et exprimer sa peine pour s’en libérer. D’ailleurs, le fait de pleurer apaise et permet de laisser place à d’autres émotions. Les larmes retenues se multiplient et nous pouvons nous y noyer... – Elisabeth Kübler-Ross – Josée Jacques, Les saisons du deuil, p. 67 La mort, c’est l’acquisition d’un état de conscience supérieur, où vous continuez à percevoir, à comprendre, à rire, à grandir. 2 3
Mourir, ce n   est pas finir     La mort, c   est cela    J     c   est continuer autrement. Un   tre humain qui s     tei...
Gardez votre fourchette ! I La mort n’est rien l était une fois une jeune femme atteinte d'une maladie mortelle. Elle demanda donc à un prêtre de venir la voir afin de régler les détails de ses funérailles. Lorsque celui-ci s'apprêta à partir, la jeune femme se souvint soudainement de quelque chose de très important pour elle. La mort n’est rien, je suis seulement passé dans la pièce à côté. « Il y a une autre chose, dit-elle tout excitée. Je veux être enterrée avec une fourchette dans ma main droite. Cela vous surprend, n'est-ce-pas ? demanda la jeune femme. Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné, parlez-moi comme vous l’avez toujours fait. N’employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel ou triste. Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. – Votre requête me laisse perplexe », dit le prêtre. La jeune femme expliqua alors : « Durant toutes mes années de participation aux repas d'événements sociaux, je me souviens que quelqu'un se penchait inévitablement pour me dire : “Gardez votre fourchette”. C'était mon moment préféré, car je savais que quelque chose de mieux s'en venait... comme du gâteau mousse au chocolat ou une tarte aux pommes. Je suis moi. Vous êtes vous. Ce que j’étais pour vous, je le suis toujours. Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi. Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l’a toujours été, sans emphase d’aucune sorte, sans une trace d’ombre. « Quand les gens me verront dans mon cercueil avec une fourchette à la main, je veux simplement qu'ils se demandent : “Pourquoi cette fourchette ?” et ainsi vous pourrez leur dire : “Gardez votre fourchette... le meilleur est à venir !” » La vie signifie tout ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de vos pensées, simplement parce que je suis hors de votre vue ? Les yeux du prêtre se remplirent de larmes de joie ; il savait que cette jeune femme avait une bien meilleure idée du paradis que lui, elle savait que quelque chose de mieux s'en venait. Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin et vous voyez, tout est bien. Aux funérailles, les gens défilaient devant la tombe de la jeune femme et voyaient la fourchette dans sa main droite. Tour à tour, ils demandaient au pasteur : « Pourquoi la fourchette ? » Et chaque fois, le prêtre souriait. Au moment du sermon, il leur raconta l’histoire de cette fameuse fourchette... Il faut comprendre la mort pour ne pas laisser de place à la tristesse. – Charles Péguy (d’après un texte de Saint Augustin) ÿ JÊaurai lÊair dÊêtre mort mais ce ne sera pas vrai. Ÿ Antoine de Saint-Exupéry ÿ Nous ne pouvons jamais perdre ce quÊun jour nous avons apprécié. Tout ce que nous aimons profondément devient une partie de nous-mêmes. Ÿ Helen Keller 4 5
Gardez votre fourchette    I  La mort n   est rien  l   tait une fois une jeune femme atteinte d une maladie mortelle. Ell...
Gardez votre fourchette ! I La mort n’est rien l était une fois une jeune femme atteinte d'une maladie mortelle. Elle demanda donc à un prêtre de venir la voir afin de régler les détails de ses funérailles. Lorsque celui-ci s'apprêta à partir, la jeune femme se souvint soudainement de quelque chose de très important pour elle. La mort n’est rien, je suis seulement passé dans la pièce à côté. « Il y a une autre chose, dit-elle tout excitée. Je veux être enterrée avec une fourchette dans ma main droite. Cela vous surprend, n'est-ce-pas ? demanda la jeune femme. Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné, parlez-moi comme vous l’avez toujours fait. N’employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel ou triste. Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. – Votre requête me laisse perplexe », dit le prêtre. La jeune femme expliqua alors : « Durant toutes mes années de participation aux repas d'événements sociaux, je me souviens que quelqu'un se penchait inévitablement pour me dire : “Gardez votre fourchette”. C'était mon moment préféré, car je savais que quelque chose de mieux s'en venait... comme du gâteau mousse au chocolat ou une tarte aux pommes. Je suis moi. Vous êtes vous. Ce que j’étais pour vous, je le suis toujours. Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi. Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l’a toujours été, sans emphase d’aucune sorte, sans une trace d’ombre. « Quand les gens me verront dans mon cercueil avec une fourchette à la main, je veux simplement qu'ils se demandent : “Pourquoi cette fourchette ?” et ainsi vous pourrez leur dire : “Gardez votre fourchette... le meilleur est à venir !” » La vie signifie tout ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de vos pensées, simplement parce que je suis hors de votre vue ? Les yeux du prêtre se remplirent de larmes de joie ; il savait que cette jeune femme avait une bien meilleure idée du paradis que lui, elle savait que quelque chose de mieux s'en venait. Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin et vous voyez, tout est bien. Aux funérailles, les gens défilaient devant la tombe de la jeune femme et voyaient la fourchette dans sa main droite. Tour à tour, ils demandaient au pasteur : « Pourquoi la fourchette ? » Et chaque fois, le prêtre souriait. Au moment du sermon, il leur raconta l’histoire de cette fameuse fourchette... Il faut comprendre la mort pour ne pas laisser de place à la tristesse. – Charles Péguy (d’après un texte de Saint Augustin) ÿ JÊaurai lÊair dÊêtre mort mais ce ne sera pas vrai. Ÿ Antoine de Saint-Exupéry ÿ Nous ne pouvons jamais perdre ce quÊun jour nous avons apprécié. Tout ce que nous aimons profondément devient une partie de nous-mêmes. Ÿ Helen Keller 4 5
Gardez votre fourchette    I  La mort n   est rien  l   tait une fois une jeune femme atteinte d une maladie mortelle. Ell...
Une vie après la vie ? Les bons souvenirs des gens fragile, vacillante, « Je n’ai qu’uneet toute petite foi naturelle, qui ressemble bien bougonneuse toujours inquiète. Une foi ans la forêt, les arbres sont silencieux. Le roi est venu s’y réfugier, il pleure seul. La reine n’est plus. Combien d’occasions de bonheur manquées ? Il pense à la reine, il la voit, là dans le château, toute souriante dans sa « berçante » mais la culpabilité, la tristesse et les regrets l’envahissent. Il pense tellement qu’il lui semble entendre la reine parler d’une voix d’ange : plus à une espérance qu’à une certitude. Mais, voyez-vous, à la courte lumière de ma faible raison, il m’apparaît irrationnel, absurde, illogique, injuste, contradictoire et intellectuellement impensable que la vie humaine ne soit qu’un insignifiant passage de quelques centaines de jours sur cette terre ingrate et somptueuse. Il me semble impensable que la vie, une fois commencée, se termine bêtement par une triste dissolution dans la matière, et que l’âme, comme une splendeur éphémère, sombre dans le néant après avoir inutilement été le lieu spirituel et sensible de si prodigieuses clartés, de si riches espérances et de si douces affections. Il me paraît répugner à la raison de l’homme autant qu’à la providence de Dieu que l’existence ne soit que temporelle et qu’un être humain n’ait pas plus de valeur et d’autre destin qu’un simple caillou. » D « La vie qu’il me reste, elle est en toi, dans ton cœur, dans celui de nos enfants et de nos amis. Sache faire de cette vie une longue suite de moments heureux. Ne te fais pas un reproche de ce qui aurait pu être. Que je sois un réconfort pour toi et non pas l’occasion de mille regrets et de tristesse, c’est ce qui me rend heureuse. Garde-moi une pièce dans ton château et viens m’y visiter parfois. Viens chercher conseil dans l’adversité. Laisse-moi goûter de petites parts de tes bonheurs. C’est ainsi qu’à travers toi, continuera de se construire ma vie. » – Patrick Gauthier, Réflexions sur le bonheur, p. 147 – Doris Lussier ÿ LÊunivers mÊembarrasse et je ne puis penser que cette horloge existe et nÊait point dÊhorloger. Ÿ Voltaire La rose Dans un jardin, à lÊombre dÊun mur, une rose poussait doucement. Regrettez mon absence, mais laissez-moi partir... Je suis rendu au bout du voyage et le soleil pour moi s’est couché. Je ne veux pas d'un rituel sombre et funèbre. Pourquoi pleurer une âme libérée ? Un jour, attirée par la lumière filtrant à travers une large fissure, la rose, peu à peu, traversa le mur. Regrettez mon absence un peu, mais pas trop longtemps... Et ne laissez pas la souffrance vous accabler. Souvenez-vous de l'amour que nous avons partagé. Vous pleurez sa perte ? Consolez-vous car la rose fleurit toujours, plus belle que jamais, dans la lumière du Très-Haut. Quand vous souffrirez de solitude et de mélancolie, tournez-vous vers vos proches, vos amis et oubliez votre chagrin en faisant du bien... 6 7
Une vie apr  s la vie    Les bons souvenirs des gens  fragile, vacillante,    Je n   ai qu   uneet toute petite foi nature...
Une vie après la vie ? Les bons souvenirs des gens fragile, vacillante, « Je n’ai qu’uneet toute petite foi naturelle, qui ressemble bien bougonneuse toujours inquiète. Une foi ans la forêt, les arbres sont silencieux. Le roi est venu s’y réfugier, il pleure seul. La reine n’est plus. Combien d’occasions de bonheur manquées ? Il pense à la reine, il la voit, là dans le château, toute souriante dans sa « berçante » mais la culpabilité, la tristesse et les regrets l’envahissent. Il pense tellement qu’il lui semble entendre la reine parler d’une voix d’ange : plus à une espérance qu’à une certitude. Mais, voyez-vous, à la courte lumière de ma faible raison, il m’apparaît irrationnel, absurde, illogique, injuste, contradictoire et intellectuellement impensable que la vie humaine ne soit qu’un insignifiant passage de quelques centaines de jours sur cette terre ingrate et somptueuse. Il me semble impensable que la vie, une fois commencée, se termine bêtement par une triste dissolution dans la matière, et que l’âme, comme une splendeur éphémère, sombre dans le néant après avoir inutilement été le lieu spirituel et sensible de si prodigieuses clartés, de si riches espérances et de si douces affections. Il me paraît répugner à la raison de l’homme autant qu’à la providence de Dieu que l’existence ne soit que temporelle et qu’un être humain n’ait pas plus de valeur et d’autre destin qu’un simple caillou. » D « La vie qu’il me reste, elle est en toi, dans ton cœur, dans celui de nos enfants et de nos amis. Sache faire de cette vie une longue suite de moments heureux. Ne te fais pas un reproche de ce qui aurait pu être. Que je sois un réconfort pour toi et non pas l’occasion de mille regrets et de tristesse, c’est ce qui me rend heureuse. Garde-moi une pièce dans ton château et viens m’y visiter parfois. Viens chercher conseil dans l’adversité. Laisse-moi goûter de petites parts de tes bonheurs. C’est ainsi qu’à travers toi, continuera de se construire ma vie. » – Patrick Gauthier, Réflexions sur le bonheur, p. 147 – Doris Lussier ÿ LÊunivers mÊembarrasse et je ne puis penser que cette horloge existe et nÊait point dÊhorloger. Ÿ Voltaire La rose Dans un jardin, à lÊombre dÊun mur, une rose poussait doucement. Regrettez mon absence, mais laissez-moi partir... Je suis rendu au bout du voyage et le soleil pour moi s’est couché. Je ne veux pas d'un rituel sombre et funèbre. Pourquoi pleurer une âme libérée ? Un jour, attirée par la lumière filtrant à travers une large fissure, la rose, peu à peu, traversa le mur. Regrettez mon absence un peu, mais pas trop longtemps... Et ne laissez pas la souffrance vous accabler. Souvenez-vous de l'amour que nous avons partagé. Vous pleurez sa perte ? Consolez-vous car la rose fleurit toujours, plus belle que jamais, dans la lumière du Très-Haut. Quand vous souffrirez de solitude et de mélancolie, tournez-vous vers vos proches, vos amis et oubliez votre chagrin en faisant du bien... 6 7
Une vie apr  s la vie    Les bons souvenirs des gens  fragile, vacillante,    Je n   ai qu   uneet toute petite foi nature...
Paroles d’espoir Être fidèle à ceux qui sont morts, ce n’est pas s’enfermer dans sa douleur. Il faut continuer de creuser son sillon : droit et profond. Comme ils l’auraient fait eux-mêmes. Comme on l’aurait fait avec eux. Pour eux. Être fidèle à ceux qui sont morts, c’est vivre comme ils auraient vécu. Et les faire vivre en nous. Et transmettre leur visage, leur voix, leur message aux autres. À un fils, à un frère ou à des inconnus, aux autres quels qu’ils soient. Et la vie tronquée des disparus germera alors sans fin. En ce triste monde qu’est le nôtre, le chagrin vient à tous, et il vient souvent avec une cruelle souffrance. Un véritable soulagement n’est pas possible, sauf avec le temps. Vous ne pouvez pas croire en ce moment qu’un jour vous vous sentirez mieux. Mais cela n’est pas vrai. Il est certain que vous serez de nouveau heureux. Savoir cela, en le croyant vraiment, vous rendra moins misérable en ce moment. J’ai vécu assez d’expériences pour faire cette déclaration. – Abraham Lincoln Vous vous en sortirez. La souffrance est un périple qui a une fin. ÿ Est-ce rester fidèle aux siens que de vivre replié sur le malheur ? Ÿ Martin Gray J’ai appris trois choses qui peuvent nous aider à traverser une telle « nuit obscure de l’âme » : trouver un point d’ancrage – au moins un souvenir d’amour auquel nous relier sans cesse ; avoir l’humilité et le courage de demander de l’aide autour de nous ; et prier pour recevoir la grâce. Le deuil est certainement une des crises les plus importantes de la vie à laquelle nous devons faire face, une expérience qui peut se révéler aussi intense sur le plan émotionnel que le fait même de mourir. Plus que toute autre chose, nous avons besoin d’amis capables de nous apporter leur compréhension, leur amour et leur soutien pour surmonter cette « mort de la vie » et aller jusqu’au bout de notre chagrin. – Christine Longaker – Christine Longaker Les amis sont des anges qui nous remettent sur pieds quand nos ailes ne savent plus comment voler. Essayer de prier, cÊest prier. Je peux choisir de vivre dans la tristesse perpétuelle, immobilisé par la gravité de ma perte, ou choisir de me relever de ma douleur et chérir mon cadeau le plus précieux : la vie elle-même. – Walter Anderson Lorsque quelqu’un meurt, vous ne traversez pas cette épreuve en oubliant, vous la traversez en vous souvenant, et vous êtes conscient qu’une personne n’est jamais vraiment disparue ou partie une fois qu’elle a été dans votre vie et qu’elle vous a aimé autant que vous l’avez aimée. ÿ La mort nÊest pas la perte la plus tragique dans la vie. La perte la plus tragique, cÊest ce qui meurt en nous alors que nous sommes encore vivants. Ÿ ÿ Tu nÊes plus là où tu étais mais tu es partout là où je suis ! Ÿ Norman Cousins Victor Hugo 8 9 – Leslie Marmon Silko
Paroles d   espoir   tre fid  le    ceux qui sont morts, ce n   est pas s   enfermer dans sa douleur. Il faut continuer de...
Paroles d’espoir Être fidèle à ceux qui sont morts, ce n’est pas s’enfermer dans sa douleur. Il faut continuer de creuser son sillon : droit et profond. Comme ils l’auraient fait eux-mêmes. Comme on l’aurait fait avec eux. Pour eux. Être fidèle à ceux qui sont morts, c’est vivre comme ils auraient vécu. Et les faire vivre en nous. Et transmettre leur visage, leur voix, leur message aux autres. À un fils, à un frère ou à des inconnus, aux autres quels qu’ils soient. Et la vie tronquée des disparus germera alors sans fin. En ce triste monde qu’est le nôtre, le chagrin vient à tous, et il vient souvent avec une cruelle souffrance. Un véritable soulagement n’est pas possible, sauf avec le temps. Vous ne pouvez pas croire en ce moment qu’un jour vous vous sentirez mieux. Mais cela n’est pas vrai. Il est certain que vous serez de nouveau heureux. Savoir cela, en le croyant vraiment, vous rendra moins misérable en ce moment. J’ai vécu assez d’expériences pour faire cette déclaration. – Abraham Lincoln Vous vous en sortirez. La souffrance est un périple qui a une fin. ÿ Est-ce rester fidèle aux siens que de vivre replié sur le malheur ? Ÿ Martin Gray J’ai appris trois choses qui peuvent nous aider à traverser une telle « nuit obscure de l’âme » : trouver un point d’ancrage – au moins un souvenir d’amour auquel nous relier sans cesse ; avoir l’humilité et le courage de demander de l’aide autour de nous ; et prier pour recevoir la grâce. Le deuil est certainement une des crises les plus importantes de la vie à laquelle nous devons faire face, une expérience qui peut se révéler aussi intense sur le plan émotionnel que le fait même de mourir. Plus que toute autre chose, nous avons besoin d’amis capables de nous apporter leur compréhension, leur amour et leur soutien pour surmonter cette « mort de la vie » et aller jusqu’au bout de notre chagrin. – Christine Longaker – Christine Longaker Les amis sont des anges qui nous remettent sur pieds quand nos ailes ne savent plus comment voler. Essayer de prier, cÊest prier. Je peux choisir de vivre dans la tristesse perpétuelle, immobilisé par la gravité de ma perte, ou choisir de me relever de ma douleur et chérir mon cadeau le plus précieux : la vie elle-même. – Walter Anderson Lorsque quelqu’un meurt, vous ne traversez pas cette épreuve en oubliant, vous la traversez en vous souvenant, et vous êtes conscient qu’une personne n’est jamais vraiment disparue ou partie une fois qu’elle a été dans votre vie et qu’elle vous a aimé autant que vous l’avez aimée. ÿ La mort nÊest pas la perte la plus tragique dans la vie. La perte la plus tragique, cÊest ce qui meurt en nous alors que nous sommes encore vivants. Ÿ ÿ Tu nÊes plus là où tu étais mais tu es partout là où je suis ! Ÿ Norman Cousins Victor Hugo 8 9 – Leslie Marmon Silko
Paroles d   espoir   tre fid  le    ceux qui sont morts, ce n   est pas s   enfermer dans sa douleur. Il faut continuer de...
Ils ne nous quittent pas... De l’autre côté... a grande erreur, c’est de s’imaginer que ceux que la mort emporte nous quittent ; ils ne nous quittent pas, ils restent... Nous ne les voyons pas parce qu’un nuage obscur nous enveloppe, mais eux nous voient. Ils tiennent leurs yeux pleins de gloire arrêtés sur nos yeux pleins de larmes. Les morts sont des invisibles, ce ne sont pas des absents. n homme malade interpella son médecin alors que celui-ci se préparait à quitter la salle d’examen : « Docteur, j’ai peur de mourir, je ne sais pas ce qui se passe de l’autre côté... » Très doucement, le médecin lui dit : « Vous avez la foi et vous ne savez pas ? » L Ce qui pourrait le mieux consoler ceux qui pleurent, c’est l’intuition claire, pénétrante, que par la mort, ils ne sont ni éloignés, ni éteints, mais vivants, près de nous, heureux, transfigurés et n’ayant perdu dans ce changement glorieux ni une délicatesse de leur âme, ni une tendresse de leur cœur, ni une préférence de leur amour. – Monseigneur Bougeaud, évêque d’Angers U Il s’approcha d’une porte et tint la poignée. De l’autre côté vint un son de grattements et de plaintes. Il ouvrit la porte, puis un chien sauta sur lui avec une étonnante démonstration de joie. Se tournant vers le patient, le docteur lui dit : « Avez-vous remarqué mon chien ? Il n’était jamais entré dans cette chambre auparavant. Il ignorait ce qui s’y trouvait, sauf que son maître était ici. Et lorsque la porte s’ouvrit, il entra sans aucune peur. Je sais peu de choses sur ce qui se passe de l’autre coté de la mort ; par contre, je sais une chose : Mon Maître est là et c’est suffisant ! » Regardez la vie que je commence et non celle que je finis. Entre tes mains Rien ne s’accroche au passé D ans la nature, rien ne s’accroche au passé. L’arbre bourgeonne, fleurit et s’épanouit, puis il perd ses feuilles pour se retrouver à nu, jusqu’à la prochaine saison. La nature ne s’accroche pas aux saisons qui passent. Elle s’y adapte et survit. Ce qui est terminé appartient au passé. Revivre le passé ne nous apporte plus rien. Au contraire, cela nous nuit. Peu importe la saison où nous en sommes, c’est aujourd’hui que notre Vie se passe. En décrochant du passé et du conditionnel, nous pouvons enfin vivre dans le présent et en apprécier toutes les beautés. – Diane Gagnon, S’aimer un jour à la fois, p. 10 J’ai tout remis entre tes mains : Ce qui m’accable et qui me peine, Ce qui m’angoisse et qui me gêne Et le souci du lendemain. J’ai tout remis entre tes mains : Le lourd fardeau traîné naguère, Ce que je pleure, ce que j’espère Et le pourquoi de mon destin. J’ai tout remis entre tes mains : Que ce soit la mort ou la vie, La santé, la maladie, Le commencement ou la fin Car tout est bien entre tes mains. Marie Henrioud 11
Ils ne nous quittent pas...  De l   autre c  t  ...  a grande erreur, c   est de s   imaginer que ceux que la mort emporte...
Ils ne nous quittent pas... De l’autre côté... a grande erreur, c’est de s’imaginer que ceux que la mort emporte nous quittent ; ils ne nous quittent pas, ils restent... Nous ne les voyons pas parce qu’un nuage obscur nous enveloppe, mais eux nous voient. Ils tiennent leurs yeux pleins de gloire arrêtés sur nos yeux pleins de larmes. Les morts sont des invisibles, ce ne sont pas des absents. n homme malade interpella son médecin alors que celui-ci se préparait à quitter la salle d’examen : « Docteur, j’ai peur de mourir, je ne sais pas ce qui se passe de l’autre côté... » Très doucement, le médecin lui dit : « Vous avez la foi et vous ne savez pas ? » L Ce qui pourrait le mieux consoler ceux qui pleurent, c’est l’intuition claire, pénétrante, que par la mort, ils ne sont ni éloignés, ni éteints, mais vivants, près de nous, heureux, transfigurés et n’ayant perdu dans ce changement glorieux ni une délicatesse de leur âme, ni une tendresse de leur cœur, ni une préférence de leur amour. – Monseigneur Bougeaud, évêque d’Angers U Il s’approcha d’une porte et tint la poignée. De l’autre côté vint un son de grattements et de plaintes. Il ouvrit la porte, puis un chien sauta sur lui avec une étonnante démonstration de joie. Se tournant vers le patient, le docteur lui dit : « Avez-vous remarqué mon chien ? Il n’était jamais entré dans cette chambre auparavant. Il ignorait ce qui s’y trouvait, sauf que son maître était ici. Et lorsque la porte s’ouvrit, il entra sans aucune peur. Je sais peu de choses sur ce qui se passe de l’autre coté de la mort ; par contre, je sais une chose : Mon Maître est là et c’est suffisant ! » Regardez la vie que je commence et non celle que je finis. Entre tes mains Rien ne s’accroche au passé D ans la nature, rien ne s’accroche au passé. L’arbre bourgeonne, fleurit et s’épanouit, puis il perd ses feuilles pour se retrouver à nu, jusqu’à la prochaine saison. La nature ne s’accroche pas aux saisons qui passent. Elle s’y adapte et survit. Ce qui est terminé appartient au passé. Revivre le passé ne nous apporte plus rien. Au contraire, cela nous nuit. Peu importe la saison où nous en sommes, c’est aujourd’hui que notre Vie se passe. En décrochant du passé et du conditionnel, nous pouvons enfin vivre dans le présent et en apprécier toutes les beautés. – Diane Gagnon, S’aimer un jour à la fois, p. 10 J’ai tout remis entre tes mains : Ce qui m’accable et qui me peine, Ce qui m’angoisse et qui me gêne Et le souci du lendemain. J’ai tout remis entre tes mains : Le lourd fardeau traîné naguère, Ce que je pleure, ce que j’espère Et le pourquoi de mon destin. J’ai tout remis entre tes mains : Que ce soit la mort ou la vie, La santé, la maladie, Le commencement ou la fin Car tout est bien entre tes mains. Marie Henrioud 11
Ils ne nous quittent pas...  De l   autre c  t  ...  a grande erreur, c   est de s   imaginer que ceux que la mort emporte...
Laisser partir notre douleur N ous avons tous eu, un jour ou l’autre, le cœur en peine. Certains chagrins semblent éternels, tellement la peine qui y est rattachée semble ne jamais se terminer. Il semble parfois que la Vie s’est éteinte pour nous. La douleur causée par un chagrin, peu importe sa nature, est une étape importante dans la fin d’une relation. Elle sert justement à concrétiser cette fin, à nous aider à faire le deuil de ce qui ne sera plus, mais aussi à nettoyer notre cœur pour faire la place à ce qui s’en vient de plus beau encore. Toutefois, nous résistons inconsciemment à laisser partir notre peine, comme si continuer de pleurer sur notre perte ramènerait l’objet de notre chagrin, ou comme si arrêter de la pleurer signifiait qu’elle n’avait pas d’importance. Nous finissons même par nous identifier à notre douleur, parce qu’elle comble le vide causé par la perte de ce qui remplissait notre vie jusqu’alors. Cependant, tout comme notre douleur a un début, elle a aussi une fin et nous arrivons à en guérir. Certes, il faut accepter de vivre notre peine parce qu’elle fait partie du processus de guérison, mais un jour, il faut accepter de laisser partir notre douleur, arrêter de nous y identifier et comprendre qu’elle aussi aura fait son temps. Nous devons réapprendre à vivre sans notre douleur, en recommençant à faire chaque jour quelque chose qui nous fait du bien, qui nous rapproche de notre cœur et permet sa guérison. Il faut accepter de la laisser partir pour recommencer à vivre notre Vie. Soyons bons pour nous, prenons soin de notre cœur qui se remet et donnons-lui les soins appropriés pour retrouver notre joie de vivre. Aimons-nous assez pour accepter de laisser partir notre douleur. – Diane Gagnon, S’aimer un jour à la fois, p. ÿ On nÊoublie jamais la personne décédée. Toutefois, il arrive un jour où on peut penser à cette personne et lÊaimer sans souffrir. Ÿ Josée Jacques 12
Laisser partir notre douleur  N  ous avons tous eu, un jour ou l   autre, le c  ur en peine. Certains chagrins semblent   ...